J’ai lu : La Petite Boulangerie…

101950735Hello,

Je prends goût à l’air marin, et oui, une fois qu’on a largué les amarres, difficile de revenir !

J’en profite donc pour vous présenter les deux tomes de Jenny Colgan que j’ai dévoré en quelques semaines cet été, pas étonnant me direz vous en voyant les titres. Il s’agit de « La petite boulangerie du bout du monde » et de sa suite, « Une saison à la petite boulangerie« .

 

Avant de vous présenter chacun des tomes, laissez-moi vous présenter l’auteur.

Qui est Jenny Colgan ?js64831423

Une fois n’est pas coutume, il s’agit encore d’une écrivain britannique née à Prestwick en Ecosse le 14 septembre 1972. Peu connue en France, elle a déjà pourtant publiée plusieurs comédies romantiques telles que Le Mariage d’Amanda (2000), Recherche Andy désespérément (2001) ou plus récemment Toute résistance serait futile (2016)…

Vous comprendrez donc que ce n’est pas pour l’auteur que j’ai jeté mon dévolu sur le livre mais plutôt attirée par son titre : « La Petite Boulangerie du bout du monde » (The Little Beach Street Bakery)

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Avec sa couverture décorée de baguette, croissant, d’un oiseau (le fameux macareux !) perdu au milieu des poissons, je me suis tout de suite imaginée à cent mille lieux de chez moi en train de pétrir la pâte à pain et oublier tout le reste.

Le petit commentaire « délicieusement chaleureux » laissé par Sophie Kinsella, dont j’aime beaucoup le style, a titillé ma curiosité.

En lisant la quatrième de couverture, j’en ai appris un peu plus sur l’intrigue :

L’histoire ?

« Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d’une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu’un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ?

Seule dans une boutique laissée à l’abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n’était qu’un break semble annoncer le début d’une nouvelle vie…« 

Ni une, ni deux, je me suis lancée à corps perdu dans la lecture de ce livre qui est une ode à la rêverie, un retour aux plaisirs simples loin des tumultes quotidiens. Une vraie bouffée d’oxygène dont je partage avec vous un extrait.

L’extrait :

«Des années plus tard, quand elle serait bien vieille, et à des kilomètres de là, Polly aurait du mal à trouver les mots pour expliquer que tel était leur quotidien, à l’époque. Que certains jours, ils pouvaient rejoindre la côte en voiture, et d’autres, ils étaient obligés de prendre le bateau. Parfois même ils se retrouvaient complètement isolés pendant de longues périodes, et personne ne savait vraiment alors combien de temps cela allait durer. Le tableau des marées vous disait à quelle heure la mer allait monter ou se retirer, il n’annonçait pas la météo.

– Mais ça devait être affreux, dirait Judith. De se savoir coupé du monde, comme ça…
Alors, Polly repenserait aux reflets du soleil scintillant à la crête des vagues, quand la mer était haute, aux changements de lumière et aussi à l’eau qui se teintait de rose, de mauve et de violet lorsque le soleil se couchait, à l’ouest. Vous compreniez qu’un autre jour était sur le point de se terminer, sans que vous ayez eu envie d’aller nulle part ailleurs.

– En fait, pas du tout, répondrait-elle. C’était magnifique. Un peu comme se pelotonner sous une doudoune, bien à l’abri. En sécurité, avec tous les autres, sur le Mount. Il fallait s’assurer de tout avoir surélevé, et si l’électricité marchait encore, c’était tant mieux, sinon, eh bien, tu te passais aussi de ça. Tu pouvais voir dans ce cas les flammes des bougies briller derrière toutes les petites fenêtres. C’était chaud et douillet.

– On dirait que ça fait un siècle, au moins…

– Je sais, dirait Polly en souriant. Pourtant, c’était il n’y a pas si longtemps… Pour moi, ça semble hier. Lorsque tu as trouvé l’endroit où ancrer ton cœur, il reste à jamais en toi.
Mais bien sûr, tout cela arriva bien plus tard. Car au début, ce fut affreux.
»

Ce que j’ai aimé :

L’ambiance « village » avec ses habitants au caractère si différent et l’univers du livre, on imagine le bruit des vagues, l’odeur du pain, la lumière variant au fil des heures. Un vrai retour aux sources.

Les personnages : Polly, déterminée, instinctive, créative et pleine d’espoir. Touche à tout et courageuse, elle bricole, cuisine et n’hésite pas à se retrousser les manches pour mettre la main à la pâte au propre comme au figuré. Tarnie et son équipage de pêcheurs, Huckle l’apiculteur américain, Reuben le riche fantaisiste

Le style de Jenny Colgan, spécialiste des histoires romantiques mais pas à l’eau de rose. Le personnage de Polly contribue à faire rire en toutes situations avec son côté tendre et farfelu.

Le chapitrage : bien découpé, on peut se délecter d’un chapitre dès qu’on a un petit moment devant soi 🙂

– Cette histoire sur fond de crise économique, du « toujours plus » parle à tous. Qui n’a jamais eu envie de tout plaquer et s’évader ? Oui, mais après ? Il faut avoir, comme Polly, la positive attitude pour surmonter chaque obstacle.

Les saisons et la nature ont une place omniprésente dans le roman. Les contraintes et avantages de la vie insulaire sont particulièrement bien retranscrits : la météo, le rythme des marées, un seul mot d’ordre s’adapter !

Petit bonus : l’auteur nous livre à la fin quelques recettes telles que les allumettes au fromage, les beignets au maïs, les petits pains à la cannelle… de quoi prolonger l’aventure avec Polly.

Dommage qu’on le dévore aussi vite tant il est difficile de quitter Polly et la communauté aussi hétéroclite qu’attachante de Mount Polbearne.

Heureusement, j’ai pu enchainer directement avec le deuxième opus que m’a gentiment offert Mr X : « Une saison à la Petite Boulangerie » (Summer at Little Beach Street Bakery).

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Moi qui aime beaucoup les illustrations, j’ai tout de suite reconnu le pretavoyager-kanako-4style de l’illustratrice Kanako sur la couverture.

Elle a reproduit tout ce qui a fait le succès du premier tome : Polly, le macareux, la campagne, la mer, le pain…

On aperçoit au loin un phare, théâtre de ce nouveau tome.

L’histoire ?

« Polly Waterford  mène une vie douche et gourmande en Cornouailles, entre le grand phare dans lequel elle s’est installée avec son boyfriend, et la petite boulangerie où elle prépare chaque jour, avec passion, d’irrésistibles pains dorés.

Mais lorsque le nouveau propriétaire de sa boutique fait irruption sur l’île, une lueur malicieuse au fond des yeux, Polly réalise que son bonheur pourrait bien être réduit en miettes…

Avec une pincée de fleur de sel, des kilos de farine et une bonne dose de volonté, réussira-t-elle à surmonter l’orage qui s’annonce ?« 

Même s’il s’agit d’une suite, ce livre se suffit à lui-même. Jenny Colgan a eu la bonne idée de résumer en quelques pages l’essentiel du premier opus.

J’ai beaucoup aimé ses explications sur le décor de l’aventure. Le lieu n’a pas été choisi par hasard puisque lorsqu’elle était enfant, elle a passé beaucoup de vacances dans les Cournouailles.

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Et Mount Polbearne a des airs du Mont Saint Michel avec sa chaussée submersible au gré des marées :

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Je ne vous livrerai pas d’extrait du livre pour éviter tout spoiler. Je peux simplement vous assurer que vous ne serez pas déçue.

Aux dires de Femme Actuelle, « Un moment de lecture savoureux comme un petit pain chaud« .

Un conseil, dès que vous aurez acheté ces livres, passez à la boulangerie du coin, installez-vous dans votre canapé et savourez cette histoire qui sent bon le sel, le pain et le miel !

Deux vrais romans cocon qui donnent le sourire.

A très vite, bon week-end 😉

Marinette

 

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